Persistance des MGF au Burkina Faso : SOS JD à l’assaut dans la zone péri urbaine de Ouagadougou

Excision dans les villages et quartiers périphériques de Ouagadougou : Sos JD arme ses troupes pour un abandon de la pratique

Sous la coprésidence du Directeur Exécutif de l’Association SOS JD et du représentant de The Girl Generation au Burkina, une quinzaine d’animateurs issus de quartiers et villages environnant de Ouagadougou ont entamés depuis le 03 avril 2018 une formation en techniques de communication pour le changement social en matière de promotion de l’abandon des Mutilations Génitales Féminines (MGF). Cette activité marque le démarrage officiel du projet de Promotion de l’Abandon des Pratiques des MGF par l’approche « ne pas nuire » à Ouagadougou.

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Un Projet de promotion de l’abandon de la pratique des MGF par l’approche « Ne pas nuire »

Dans la zone péri urbaine de Ouagadougou la pratique des Mutilations Génitales Féminines (MGF) persiste clandestinement en dépit des efforts menés par le Gouvernement et la société civile. Ce constat conduit SOS JD et ses partenaires  à adopter de nouvelles stratégies dans le cadre de leurs activités pour la promotion de  l’abandon des MGF. Le nouveau projet lancé officiellement ce 03 avril 2018 table sur les vertus de la communication sociale de consensus afin de parvenir à un changement des normes sociales qui sous-tendent les MGF dans les communautés . Débutée en Janvier le projet de promotion de l’abandon de la pratique des MGF par l’approche « Ne pas nuire » a déjà mené des concertations préalables  ; sa zone d’intervention couvre des quartiers et villages périphériques de Ouagadougou pour une durée de 12 mois.

Les agents terrains en séance de formation avant leur déploiement sur le terrain

Les agents terrains en séance de formation avant leur déploiement sur le terrain

Le changement visé par le projet passera par des agents de terrain de l’Association qui mèneront  une série d’actions ciblées au sein des communautés de Pabré, Sanba, et quelques quartiers et villages de l’arrondissement 4, 9 et 10 de la commune de Ouagadougou Ouaga. Au nombre de 16, les agents-terrains  bénéficient en ce moment d’un renforcement de capacités ; « ils sont chargés de Promouvoir le dialogue et l’échange direct auprès des communautés, des leaders d’opinions (leaders religieux et traditionnels) et de plaider auprès des autorités (élus locaux/conseillers municipaux, responsables d’établissements scolaires) la prise en compte de l’abandon de l’excision dans les plans de développement dans des localités ciblées » renseigne le Directeur exécutif de SOS J D, Célestin Compaoré.

Ne pas nuire, ne pas juger… mais éclairer les communautés en faveur d’un consensus social

PAULINE RETOUCH2Pour Pauline BONKOUNGOU/KOAMA,  Ambassadeur SOS/JD The Girl Generation, « ces animateurs sont nos agents communautaires ; ils ont été identifiés en raison de leurs capacités à communiquer et à faciliter l’échange, le dialogue et finalement le changement de comportement dans les familles et même à l’échelle de leurs villages ».

L’une des spécificités de ce projet est qu’il obéit à la vision prônée par The Girl Generation à savoir l’approche « ne pas nuire » (NPN, ou Do No Harm, DNH). Selon Pauline KOAMA « dans le cadre des activités que nous réalisons pour ce projet nous nous efforçons dene pas nuire, de ne pas juger mais d’expliquer, de sensibiliser pour éclairer les populations et les leaders concernant cette pratique. C’est à partir du respect de ce principe-clé que nous entendons faciliter le changement souhaité. C’est donc un processus qui n’est pas du tout imposé ni guidé de l’extérieur ; il s’agira plutôt d’un changement avec eux-mêmes comme moteurs».

The Girl Generation et le CNLPE comme partenaires

Si l’activité bénéficie du concours financier de The Girl Generation, on note aussi l’implication du Centre National de Lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE). Le CNLPE a dépêché deux expertes pour le renforcement des capacités des acteurs terrains. Ces derniers ne cachent pas leur satisfaction. En plus de les donner des rudiments techniques et théoriques sur les MGF et la communication sociale, les formatrices improvisent des simulations de séance de sensibilisation qui permet aux participants d’expérimenter différents cas pratiques pour les affermir face aux défis du terrain. Ensemble ils abordent les préoccupations liés aux spécificités de chaque localité ciblée par le projet cela les permets d’anticiper sur des difficultés qui ne manqueront pas sur le terrain.

A l’issue de cette session de renforcement des capacités le projet« projet de la promotion de l’abandon de la pratique des MGF par l’approche « Ne pas nuire »  entrera dans sa phase opérationnelle. Munis de leurs nouveaux bagages les acteurs terrains de SOS JD espèrent obtenir résultats éloquents dans le combat sans relâche qu’est la promotion de l’abandon de la pratique des MGF.

* SOS Jeunesse & Défis 

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