“POUR METTRE FIN AUX MGFS ET À L’EXCISION; IL FAUDRAIT TIRER PROFIT DES RESSOURCES DE LA COMMUNICATION SUR LE CHANGEMENT SOCIAL”

“POUR METTRE FIN AUX MGFS ET À L’EXCISION  IL FAUDRAIT  TIRER PROFIT DES RESSOURCES DE LA  COMMUNICATION SUR LE CHANGEMENT SOCIAL” Célestin Compaoré

Célestin Compaoré, Coordinateur Natiional SOS JD

Célestin Compaoré, Coordinateur National SOS JD

The Girl Generation et son partenaire FAWE (Forum des Éducatrices Africaines) organisent une semaine d’Atelier Régional sur les Communications de Changement social à Dakar au profit d’une soixante d’ONG, d’ activistes et de des chefs religieux de quatre pays d’Afrique de l’Ouest engagé dans la lutte contre la pratique de  l’excision.

Le presidium à l'ouverture de l'atelier

Le presidium à l’ouverture de l’atelier

Venus du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal les participants entendent tirer le meilleur profit de leurs compétences complémentaires afin d’encourager le développement de communications ciblées pour parler des motivations et des normes sociales qui sous-tendent l’excision. Il s’agira également d’aider les parties prenantes à comprendre et à utiliser à la fois les chaînes de médias traditionnelles ; les nouveaux médias et élaborer un plan d’action pour développer et soutenir le mouvement social en vue d’abandonner l’excision en une génération dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest.

 

À l’ouverture des travaux Soukeyna Diallo, Programme Officer pour l’Initiative de communication dénommée Génération Fille a déclaré « notre plateforme de communication vise à soutenir les organisations de base et renforcer leur compétence en communication sociale pour le changement en faveur de l’abandon de l’excision pour une génération », grâce au développement de stratégies locales, qui répondent aux contextes et besoins locaux, en s’appuyant sur l’approche « Éviter de nuire ».

En présence de la Directrice pays de l’UNFPA Sénégal et parlant de la situation en Afrique, elle fera savoir : que les signaux sont positifs, mais ils méritent d’être améliorés. Ça et là on assiste en effet à l’engagement de certaines communautés pour abandonner ces pratiques anciennes à travers des déclarations mais l« on peut faire mieux ».

Cette formation permettra à SOS JD, engagée dans le plaidoyer et la mobilisation sociale d’enrichir son expérience en vue de la mise en œuvre de stratégies de plaidoyer idoines sur les questions de l’excision afin d’élargir la tendance positive actuelle du Burkina dans la lutte.

une vue de participants burkinabè

une vue de participants burkinabè

Au Burkina Faso, malgré quelques avancées, la situation reste encore très préoccupante. Selon les données de l’Enquête Démographique et de santé (EDS 2010), l’excision est une tradition très répandue car, 76% des femmes âgées de 15 à 49 ans avaient subi une mutilation génitale1. Cette pratique a lieu généralement au cours des premières années de vie. La majorité des interventions sont réalisées par des exciseuses. La prévalence moyenne varie de 58% à 90% selon les groupes ethniques, le niveau d’instruction et les zones géographiques, avec des taux plus élevés dans les régions du Centre-Est (90%), des Hauts-Bassins (88,2%), du Nord (87,7%), du Plateau-Central (87,7%) et du Centre-Nord (86,8%).

 

Sources: CNLPE ; senepresse, Girl Generation

 

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