Lutte contre le paludisme : Corriger les insuffisances et renforcer l’implication des acteurs de la société civile dans la lutte

MalariaLe paludisme constitue un problème majeur de santé publique et une priorité nationale au Burkina Faso. En effet, selon les données statistiques du système national d’information sanitaire (SNIS), cette pathologie demeure la principale cause de consultation, d’hospitalisation et de décès dans les formations sanitaires. En 2010, le paludisme représentait 49,4% des consultations, 56,8% deshospitalisations et 45,8% des décès (Ministère de la santé, annuaire statistique 2010). La lutte contre cette maladie est coordonnée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).

La lutte contre cette maladie est menée à travers des plans stratégiques élaborés conformément au Plan national de développement sanitaire (PNDS). Le plan en cours est le plan stratégique 2011-2015 dont le but est de réduire la morbidité de 75% par rapport à 2000 et la mortalité du paludisme à un niveau proche de zéro au Burkina Faso d’ici la fin de 2015. Deux projets financés par le Fonds mondial sont simultanément mis en œuvre actuellement dans le pays. Ce sont: le projet de Renforcement de la lutte contre le paludisme au Burkina Faso (RELUP- BF) dont le bénéficiaire principal est le SP/CNLS-IST et les bénéficiaires secondaires le PNLP, l’URCB et le PAMAC ; Cette subvention s’étend de Mai 2008 à Avril 2013 et le projet de Mise à l’échelle des interventions de lutte contre le paludisme au Burkina Faso (MEILUP-BF) dont les bénéficiaires principaux sont le PADS et Plan Burkina et les bénéficiaires secondaires le PNLP, CREDO, RAME, URCB et ACCEDES. Cette subvention s’étend de Septembre 2009 à Août 2014.

La recherche d’une synergie d’action, d’une meilleure efficience dans l’utilisation des ressources et d’une réorganisation des activités au niveau communautaire ont amené le Burkina Faso à opter pour la consolidation entre le Round 7 et le Round 8 Paludisme.  Cette opération constitue la transition vers la nouvelle architecture (« canal unique de financement » ou SSF) qui sera obligatoire à partir du Round 11. La consolidation de la composante Paludisme a abouti à ce que le Burkina Faso dispose de « deux Canaux de financement Uniques » pour le paludisme, un pour la partie gouvernementale, un pour la partie société civile.  La subvention de cette consolidation s’étend du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014. Son but est de contribuer à réduire de 50% les taux de morbidité et de mortalité liés au paludisme d’ici 2013 par rapport à 2000. Elle a pour objectifs d’assurer dans un premier temps la prise en charge correcte avec les ACT d’au moins 90% des cas de paludisme simple vus dans les formations sanitaires et au niveau communautaire, dans un second d’amener à, au moins 80%,  le taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées  à longue durée d’action chez les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans et dans la population générale, d’ici à 2013 et pour terminer, renforcer la capacité managériale du programme. La stratégie de mise en œuvre du round consolidé repose sur le faire-faire,  qui est une stratégie promue par le Fonds mondial et la politique sanitaire nationale. Pour ce faire, Plan Burkina, BP de la société civile a contractualisé la mise en œuvre avec quatre BS dont ACCEDES, CREDO, RAME et URCB.

Afin de capitaliser les acquis des deux rounds, corriger les insuffisances et renforcer l’implication des acteurs de la société civile dans la mise en œuvre, un consensus a été obtenu au sein de la société civile pour une harmonisation de la stratégie d’intervention : la contractualisation avec les OBC au niveau terrain par tous les BS.

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